Rapport d’évaluation des besoins

Empowerment Lifestyle Services a opéré un suivi de l’atelier des Gay Games en effectuant une évaluation des besoins pour un réseau international de cette envergure. Empowerment Lifestyle Services, une entreprise à but non lucratif, a utilisé ses bénéfices de 2003 et 2004 pour financer cette évaluation.

Répondants

En 2003 et 2004, des entretiens ont été menés en Italie, Finlande, Suède, France, au Royaume Uni et en Autriche. A la fin de l’année 2004 et au début de l’année suivante, ce fut le tour du Sud. Pendant cette période, 14 villes de 9 pays ont fait l’objet de visites (Inde, Afrique du Sud, Namibie, Australie, Mexique, Colombie, Brésil, Pérou et Argentine) et 45 entretiens ont été tenus. Au printemps et à l’été 2005, des entretiens supplémentaires ont été effectués par courriel et lors de conférences à Bangkok et New York. L’évaluation finale des besoins s’est fondée sur les résultats des quelque 60 entretiens.

Les répondants proviennent des horizons les plus variés. En Europe, la plupart d’entre eux étaient des éducateurs ou des formateurs bénévoles ou professionnels spécialistes des thèmes LGBT. La majeure partie se concentrait sur les établissements scolaires.
De nombreux répondants du Sud étaient militants d’organisations LGBT. Les premiers contacts nous ont été transmis par HIVOS, une association néerlandaise pour le développement qui, à l’époque, travaillait principalement sur la prévention du SIDA. De ce fait, les professionnels du virus étaient surreprésentés. En recherchant activement des militants et des chercheurs sur les questions lesbiennes et transsexuelles ainsi que des associations de planning familial et d’éducation sexuelle, nous sommes parvenus à rétablir l’équilibre. Parfois, les entretiens été menés en présence de responsables du gouvernement et des représentants d’autres secteurs, comme par exemple des juristes et des officiers de police. Leur point commun restait leur intérêt pour l’éducation aux questions LGBT.

Principaux résultats

  1. La recherche indique que les types d’homosexualité et d’identité de genre peuvent grandement varier. Imposer une définition comme prémisse de nos travaux reviendrait à nier la réalité du phénomène. Un réseau international se doit d’être souple pour discuter de ces questions. Des lignes directrices devront certainement être élaborées pour ouvrir le débat entre des parties prenantes dont les points de vue sur l’acceptabilité des contenus et stratégies éducatives peuvent s’opposer.
  2. Le degré de discrimination, les perspectives variables sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ainsi que les différences de situation entre les organisations locales sont autant de facteurs qui influencent les priorités à fixer au niveau local. Un réseau international se doit de prendre ces priorités en compte.
  3. Il ne serait pas judicieux de limiter le travail d’un réseau international à l’éducation qui est dispensée dans le système scolaire formel dans la mesure où dans de nombreux Etats, le système d’éducation formel n’est pas ouvert à l’éducation à la diversité sexuelle.
  4. Il faudra prêter attention au renforcement des capacités des associations de la base LGBT, à l’influence sur les médias et à la formation en externe des professionnels comme les journalistes, les forces de police et les professionnels de santé.
  5. La tendance mondiale à des politiques néolibérales et une attitude très conservatrice vis-à-vis de la sexualité a été perçue comme une grave menace contre l’éducation aux questions LGBT.

Grâce à ces découvertes, nous avons pu formuler une série de recommandations pour la création du réseau.

  • Téléchargez le Rapport complet d’évaluation des besoins (anglais)